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Homothétie avec GéoPlan

Démonstrations de géométrie utilisant l'homothétie ; alignements, points de concours.

L'homothétie n'est plus étudié en classe de première.

Sommaire

1. Transformé d'un triangle par homothétie
2. Configuration de base des homothéties
3. Parallélogramme et diagonale
4. Carré inscrit dans un triangle
5. Demi-cercle et carré
6. Prouver un point de concours
7. Triangle à côtés perpendiculaires
8. Homothéties transformant deux cercles
      Tangentes communes à deux cercles
9. Cercle tangent à deux droites passant par un point donné
10. Homothétie, triangle et centre de gravité

Homothétie

Cordes de cercles tangents et point fixe : Angles - Rotations

Quadrilatère complet : le plan projectif
Itération d'homothéties : pentagone

Les carrés autour de BOA
Euler : la géométrie du triangle

Parallélogramme et homothétie : partage en trois

Lieu du transformé d'un point mobile sur un cercle

Page no 44, réalisée le 16/6/2003, modifiée le 18/1/2010

Faire de la géométrie
avec GéoPlan

TS
Similitudes

Angles
Rotations

GéoPlan
Paraboles en S

GéoPlan
Minimum-maximum

Seconde
Pythagore

1. Transformé d'un triangle par homothétie

Transformé d'un triangle par homothétieM varie sur un triangle ABC.h est une homothétie de centre O et de rapport k. A’, B’, C’ et M’ les images respectives par h de A, B, C et M.

 

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Sommaire
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2. Configuration de base des homothéties

Configuration de base des homothéties[AB], [CD] et [EF] sont trois segments parallèles distincts.

Les points I, J et K, placés selon la figure, sont alors alignés.

Indications

Il existe une homothétie f de centre K qui transforme le segment [AB] en [CD],
et une homothétie g de centre I qui transforme le segment [CD] en [EF].

Par g le point K a pour image K’, K et son transformé K’ sont alignés avec le centre I, I est situé sur la droite (KK’).

La composée h = gοf est une homothétie qui transforme le segment [AB] en [EF], son centre est le point J.

Par h le point K a pour image gοf (K) = g(K) = K’, K et K’ sont alignés avec le centre J, J est situé sur la droite (KK’).

Les points I et J, situés sur la droite (KK’), sont alignés avec K.

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3. Parallélogramme et diagonale

Parallélogramme et diagonalea. Droites parallèles

ABCD est un parallélogramme. M est un point variable sur la diagonale [AC].
Les droites issues de M parallèles à (BC) et à (AB) déterminent les points I, J, K et L.

En utilisant deux homothéties de centre A et C, montrer que les droites (IL), (BD) et (JK) sont parallèles.

Les parallélogrammes complémentaires ALMI et MJCK sont dits équivalents (Legendre – Éléments de géométrie – 1794).

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b. Problème réciproque

Parallélogramme et diagonale - RéciproqueI, J et L sont trois points situés respectivement sur les côtés [AB], [CD] et [AD] d'un parallélogramme ABCD, distincts des sommets.
La parallèle à (IL) passant par J rencontre (BC) en K.
Montrer que les droites (AC), (IJ) et (KL) sont concourantes.

Solution par la géométrie analytique

Pour cela, on considère le repère (A, vect(AB), vect(AD)) et on note i et j les abscisses de I et J, l et k les ordonnées de L et K.

Coordonnées des points de la figure : I(i, 0) ; J(j, 1) ; L(0, l) ; K(1, k).
Coordonnées de vecteurs : vect(IL) (−i, l) ; vect(JK)(1−j, k−1) ; vect(IJ)(j−i, 1) ; vect(LK)(1, k−l)

Les vecteurs vect(IL) et vect(JK) étant colinéaires on a : i (1 − k) = l (1 − j).

Soit M, le point d'intersection des deux droites (AC) et (IJ) :

La droite (AC) a pour équation y = x.
Une équation de la droite (IJ), de vecteur directeur (j−i, 1), est y = 1/(j-i) (x−i).
Ces deux droites étant sécantes, en résolvant le système formé par ces deux équations, on trouve que les coordonnées de leur point M d'intersection sont :
xM = yM = i/(i-j+1).

Les coordonnées (xM, yM) de M vérifient l'équation de la droite (LK) :

La droite (LK), de vecteur directeur (1, k−l), a pour équation y − l = (k − l)x.
En substituant xM et yM dans cette équation on obtient : i/(i-j+1)l = (kl) i/(i-j+1),

soit i − l (i−j + 1) = (k−l)i, d'où i− ki = l − lj. Cette égalité est vérifiée en raison de la colinéarité de vect(IL) et vect(JK), donc les coordonnées de M vérifient l'équation yMl = (k – l)xM.
Le point M est bien sur la droite (LK).

Les droites (AC), (IJ) et (KL) sont concourantes en M.

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c. Parallélogramme de Pappus

Parallélogramme de Pappus

M est un point variable du plan n'appartenant pas à la diagonale (BD).
La parallèle à (AD) passant par M coupe (AB) en I et (CD) en J.
La parallèle à (AB) passant par M coupe (BC) en K et (AD) en L.

Les droites (IK) et (JL) sont sécantes en un point N, les points A, C et N sont alignés.

g2w Télécharger la figure GéoPlan hom_par1.g2w

Pappus dans le site Descartes et les Mathématiques :

Théorème de Pappus : plan projectif
Figure de Pappus : Thalès
Démonstration de Pappus : Pythagore

Cette figure permet aussi de proposer, en classe de 3e, le problème assez difficile suivant :
Si M est un point variable sur la diagonale [AC], montrer que les aires des parallélogrammes IBKM et LMJD sont égales.
Voir : deux parallélogrammes d'aires égales

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Parallélogramme de Pappus

Indications

On note P l'intersection de (IK) et (CD) et Q l'intersection de (LJ) et (BC).
Montrer que les droites (IL) et (PQ) sont parallèles (théorème de Pappus, preuve analytique ci-dessous).

L'homothétie h de centre N, qui transforme I en P, transforme (IL) en sa parallèle (PQ), donc transforme L en Q.
h transforme la droite (AB), passant par I, en sa parallèle passant par P, donc en (CD).
De même, h transforme (AD), passant par L, en sa parallèle passant par Q, donc en (BC).
h transforme donc (AB) et (AD) en (CD) et (BC). h transforme le point d'intersection A des deux premiers côtés en C point d'intersection des deux autres.
Le centre d'homothétie N est aligné avec le point A et son image C : les points N, A et C sont alignés.

g2w Télécharger la figure GéoPlan hom_par2.g2w

Classe de 2nde

À l'aide du repère (A, vect(AB), vect(AD)), il est facile et élégant de faire une démonstration en géométrie analytique.

Si les coordonnées de M sont (a, b), celles des points d'intersection avec le parallélogramme sont : I(a, 0); J(a, 1) ; L(0, b) et K(1, b).
Les coordonnées des vecteurs directeurs vect(IK)(1 –a, b) et vect(LJ)(a, 1 – b) permettent de trouver les équations des droites (IK) et (LJ) :
bx + (a – 1)y = ab,
(b – 1)x + ay = ab.

En calculant la différence de ces deux équations et en substituant on obtient :
x – y = 0,
x = ab/(a + b – 1).

Le point N est bien sur la diagonale (AC) d'équation x – y = 0, à condition que M ne soit pas sur l'autre diagonale (BD) d'équation x + y – 1 = 0.

Remarque : démonstration de (IL) // (PQ).
Vect(IL)(–a, b) : la droite (IL), d'équation bx + ay = ab, a coefficient directeur – b/a.
Les coordonnées de P et Q sont P(1, (ab + 1 – a)/b) et Q((ab + 1 – b)/a), 1) ; d'où vect(PQ)((ab + 1 – a – b)/b, (ab + 1 – a – b)/a).
La droite (PQ) a aussi pour coefficient directeur – b/a et est parallèle à (IL).

4. Carré inscrit dans un triangle

Soit ABC un triangle. Trouver un carré DEFG inscrit dans le triangle ABC : ses sommets sont sur les côtés du triangle ; deux des sommets du carré sont sur [AB], un troisième sur AC] et le quatrième sur BC]).

a. Figure 1

Carré inscrit dans un triangle

Construire un carré de côté [AB] et utiliser une homothétie de centre C.

g2w Télécharger la figure GéoPlan hom_care.g2w

Carré d'aire maximale, voir : olympiades Versailles 2005

b. Problème BOA

Problème BOA

Les perpendiculaires à (CB’) issue de A et à (CC’) issue de B se coupent en I.
La droite (CI) semble perpendiculaire à la droite (AB) ?

g2w Télécharger la figure GéoPlan hom_car2.g2w
Démonstration par les rotations : voir figure de Vecten dans carrés autour de BOA ou figure du « moulin à vent » d'Euclide

c. Figure 2 : homothétie de centre A

Classe de cinquième

Inscrire un carré dans un triangle avec une homothétie

Placer un point M sur le côté [AC] du triangle.

Soit P la projection orthogonale de M sur la droite (AB).
Construire le carré direct MPQR de côté [MP], son deuxième côté [PQ] se trouve sur la droite (AB).

Avec GéoPlan, on peut chercher une solution en déplaçant le point M.

Commandes

Taper la touche T pour la Trace du point R,
taper F pour Finir le mode trace.

Inscrire un carré dans un triangle avec une homothétie

Construction

Tracer un carré MPQR quelconque dont deux des sommets sont sur [AB] et un sur [AC]. Joindre A au quatrième sommet de ce carré et prolonger la droite t jusqu'à ce qu'ille rencontre [BC]. Le point d'intersection F sera un sommet du carré recherché.
Il suffit de tracer à partir de F la parallèle et la perpendiculaire à [AB] pour compléter le tracé du carré.

g2w Télécharger la figure GéoPlan hom_car3.g2w

Commande GéoPlan : taper S pour la solution.

Preuve

La droite (AR) rencontre la droite (BC) en F.
L'homothétie de centre A qui transforme R en F transforme le carré MPQR en un carré GDEF dont les sommets sont sur les côtés du triangle ABC.

Voir : la géométrie à l'épreuve pratique de terminale S avec GéoPlan et GéoSpace.

Bibliographie : repères IREM no 51
Transmath 1S – Nathan 2001 – page 398
Pour un enseignement problématisé des mathématiques au lycée – brochure 150 – APMEP 2003

Autre formulation : à la recherche d'un carré – Cabri-classe, page 174 – Éditions Archimède 1994

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5. Demi-cercle et carré

'École d'Athènes - Raphaël

L'École d'Athènes - Raphaël, vers 1510 - Musée du Vatican

a. Carré inscrit entre un demi-cercle et son diamètre [AB].

Classe de première L

Construire un carré de côté [AB] et utiliser une homothétie de centre O milieu de [AB].

Demi-cercle et carré

Le côté du carré est égal au diamètre AB, divisé par rac(5).

En effet, si le côté du carré est 1, alors OA’ = 1/2 et A’D’ = 1,
l'hypoténuse du triangle rectangle OA’D’ vaut rac(5)/2 et est égale au rayon du cercle.
AB’ = AO + OB’ =rac(5)/2 + 1/2 = (rac(5)+1)/2 est égal au nombre d'or Φ.

ABEF est un « rectangle rac(5) » : le rapport entre la longueur et la largeur est rac(5). Il est la juxtaposition d'un carré de côté 1 et deux rectangles d'or de longueur 1 et de largeur 1/Φ

AB’C’F et A’BED’ sont des rectangles d'or de longueur Φ et de largeur 1.

g2w Télécharger la figure GéoPlan cer_care.g2w
Voir tracé régulateur
Construction du pentagone à partir d'un carré inscrit dans un demi-cercle

b. Construction d'un carré à partir d'un point sur un demi-cercle

Construction d'un carré

ABCD est un carré et (c) le demi-cercle extérieur de diamètre [CD].
M un point variable sur (c).
Les droites (MA) et (CD) se coupent en P ; (MB) et (CD) se coupent en Q.
Les perpendiculaires à (CD) en P et Q coupent [MC] en P et [MD] en R.

Montrer que le quadrilatère PQRS est un carré
Montrer que les triangles DPS et QRC sont semblables et que PQ2 = DQ × PC.

PQ est maximum lorsque M est au milieu du demi-cercle (c).

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c. Paraboles et situation géométrique

Paraboles et situation géométrique

On note a le côté du carré ABCD, b le côté du carré PQRS. Soit x la longueur de DP reportée en IP’ et y la longueur de QC reportée en IQ’.

Si s = x + y = a − b et p = xy = b2, x et y sont les solutions de l'équation x2sx + p = 0.

La forme canonique du trinôme est x2sx + p = x2 − (a − b)x + b2 = [x - (a - b)/2]2 - (a - 3b)(a + b)/4.

PQ est maximum lorsque b = a/3, les points P’ et Q’ sont confondus et M est au milieu du demi-cercle (c).

D'après le classeur du professeur - Déclic - classe de seconde - Hachette

g2w Télécharger la figure GéoPlan car_cer2.g2w

6. Prouver un point de concours

Prouver un point de concours Deux carrés ABCD et BEFG ont un sommet commun B et deux côtés alignés :
E est sur la droite (AB) ; G est sur la droite (BC).

Montrer que les droites (AB), (DG) et (CF) sont concourantes.

g2w Télécharger la figure GéoPlan deu_care.g2w


7. Triangle à côtés perpendiculaires

Problème de construction

Construire un triangle MNP inscrit dans un triangle ABC ayant ses « côtés perpendiculaires » à ceux du triangle ABC.

Triangle à côtés perpendiculaires

g2w figure GéoPlan tria_cote_perpendiculaire_3.g2w

Analyse : Soit un point M de [AB]. On appelle N le projeté orthogonal de M sur (BC), P le projeté orthogonal de N sur (AC), Q le projeté orthogonal de P sur (AB).

En général, la ligne brisée MNPQ ne se referme pas et on appelle R le point d'intersection des droites (MN) et (PQ).

Avec GéoPlan, déplacer le point M. On trouve une solution lorsque les points M et Q sont confondus avec le point R.

Le problème admet une solution : figure ci-dessus

Soit x l'abscisse du M dans le repère (B, vect(BA)) et y l'abscisse de Q.

La fonction qui à x fait correspondre y est une fonction affine décroissante de l'intervalle [0, 1].
Il existe donc dans le graphique un point S1 où la droite représentative de cette fonction coupe la droite d'équation y = x.

Construction géométrique de la solution : figure ci-contre à droite.

La trace du point R est une droite passant par C permettant de mettre en évidence des homothéties de centre C.

Utilisation des propriétés de l'homothétie.

Parallélogramme et homothétie - Recherche

g2w figure GéoPlan tria_cote_perpendiculaire.g2w

Synthèse

côtés perpendiculaires - Analyse

La droite (CR) rencontre (AB) en M’. L'homothétie de centre C qui transforme R en M’ transforme N en N’ et P en P’. Le triangle M’N’P’ a ses côtés parallèles aux côtés de RNP, donc orthogonaux aux côtés du triangle ABC.
Le triangle M’N’P’ inscrit dans ABC est une solution.

Une deuxième solution

côtés perpendiculaires - 2 Solutions

En plaçant le point N1 sur la perpendiculaire à (AB) en M, on construit le triangle N1P1R1. La droite (CR1) rencontre (AB) en M”. L'homothétie de centre C qui transforme R1 en M” permet de construire une deuxième solution : le triangle M”N”P”.

g2w figure GéoPlan tria_cote_perpendiculaire_2.g2w

8. Homothéties transformant deux cercles
Tangentes communes à deux cercles

Tangentes communes à deux cercles

g2w Télécharger la figure GéoPlan homo_cercle.g2w

Quatre tangentes communes à deux cercles

Commande GéoPlan
Taper N pour visualiser l'homothétie de rapport Négatif
et éventuellement les deux autres tangentes.

Soit deux cercles c(O, r) et c’(O’, r’) avec r < r’, le petit cercle (c) n'est pas à l'intérieur de (c’) : r + OO’ > r’.

Il existe une homothétie de rapport positif r’/r transformant (c) en (c’). Le centre I de cette homothétie est situé sur la ligne des centres (OO’). Pour le trouver, il suffit, étant donné un point M variable sur (c), de tracer un rayon OM1 parallèle à OM et de même sens. Le point M1 de (c’) est alors l'image de M par l'homothétie et ces points sont alignés avec I. Le point I est l'intersection des droites (OO’) et (MM1).

Par I on peut mener deux tangentes communes aux deux cercles.
Les points de contact se tracent avec précision, par exemple, comme points d'intersection du cercle (c) avec le cercle de diamètre [IO].

De même, on trouve le centre J de l'homothétie de rapport négatif −r’/r, transformant (c) en (c’), en traçant le point M2 de (c’), tel que le rayon OM2 soit parallèle à OM et de sens contraire.
Si les cercles (c) et (c’) sont extérieurs l'un à l'autre (r + r’ < OO’), J est alors le point de concours de deux autres tangentes.
Dans ce cas, on trouve les points de contact comme intersection du cercle (c) avec le cercle de diamètre [OJ] ou comme intersection du cercle (c’) avec le cercle de diamètre [JO’].

Étudier les cas particuliers où les cercles ont le même rayon : il existe deux tangentes communes parallèles à la ligne des centres.

En conclusion si un des cercles est l'intérieur de l'autre, pas de tangente commune.
Si les cercles sont tangents intérieurement, la tangente au point de contact est la seule tangente commune.
Si les cercles sont sécants en deux points, il y a deux tangentes communes.
Si les cercles sont tangents extérieurement, il y a trois tangentes communes, en comptant la tangente au point de contact.
Si les cercles sont extérieurs l'un à l'autre, il y a quatre tangentes communes.

Voir l'adaptation au collège de cet article dans : constructions en troisième
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Axe radical

Notion disparue de l'enseignement français au lycée.

L'axe radical de deux cercles, de centres distincts, est l'ensemble des points qui ont même puissance par rapport à ces deux cercles.
L'axe radical est une droite perpendiculaire à la ligne des centres.
Les tangentes menées aux deux cercles à partir d'un point de l'axe radical (extérieur aux deux cercles) ont même longueur.

Voir géométrie du cercle
Inversions échangeant deux cercles

Tangentes aux points de contact

APMEP Exercice de-ci, de-là, no 462-3 – Solution de Richard Beczkowski – Bulletin APMEP no 464

Soit I le point d'intersection des tangentes extérieures à deux cercles extérieurs. Par I on trace une droite qui coupe les deux cercles en quatre points. Les tangentes en ces quatre points forment un quadrilatère.
Montrer que :
a. ce quadrilatère est un parallélogramme,
b. une de ses diagonales passe par I,
c. l'autre diagonale est l'axe radical des deux cercles.

Tangentes aux points de contact

Le point I existe si les cercles (c) et (c’) sont de rayons différents, il est alors le centre d'homothétie positive de ces deux cercles.

a. La sécante menée par I coupe (c) en A et B et (c’) en ses images A’ et B’.
Les tangentes en A’ et B’ à (c’) sont les images des tangentes à (c) en A et B.
Nous avons donc deux couples de droites parallèles qui forment un parallélogramme CDEF, à condition que la sécante ne soit pas confondue avec la ligne des centres (OO’).

b. Les tangentes en A et B se coupent en C, les droites images, tangentes en A’ et B’ au cercle (c’), se coupent en E.
Les points C et E sont homologues par l'homothétie et sont donc alignés avec son centre I.

c. Les triangles BAC et BA’D, ayant leurs côtés deux à deux parallèles ou confondus, sont homothétiques. Le premier étant isocèle, car CA = CB, le deuxième l'est aussi : DA’ = DB, le point D a même puissance par rapport aux deux cercles.
À l'aide des triangles B’AF et B’A’E on procède de même pour prouver que le point F a même puissance par rapport aux deux cercles.
La droite (DF) est l'axe radical des deux cercles.

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9. Cercle tangent à deux droites passant par un point donné

On donne deux droites (d1), (d2) sécantes et un point A n'appartenant pas à ces droites.
Existe-t-il un cercle (c) passant par A tangent à ces deux droites ?
Combien y a-t-il de solutions à ce problème ?

Analyse

Placer un point variable Ω sur la bissectrice de (d1, d2) située dans le même secteur angulaire que A et tracer le cercle (c), passant par H projection orthogonale de Ω sur la droite (d1). Ce cercle est tangent aux deux droites.
Avec GéoPlan, il suffit de déplacer Ω pour trouver deux solutions.

Cercle tangent à deux droites

g2w Télécharger la figure GéoPlan cercl_tg_2_droites.g2w

Construction de Wallis basée sur la puissance d'un point par rapport à un cercle : voir construction de cercles

Cercle tangent à deux droites passant par un point donné - Solutions

Solution

Utiliser des homothéties de centre I transformant le cercle (c) en des cercles passant par A.

Étant donné un cercle (c), la droite (IA) rencontre (c) en deux points A1 et A2.
L'homothétie de centre I qui transforme A1 en A, transforme Ω en O1, H en H1 et le cercle (c) en (c1),
l'autre homothétie de centre I qui transforme A2 en A, transforme Ω en O2, H en H2 et le cercle (c) en (c2).

Les cercles (c1) et (c2), passant par A, tangents à (d1) et (d2), sont les deux solutions du problème.

10. Homothétie, triangle et centre de gravité

Médianes et triangle médialABC est un triangle;
A’, B’ et C’ sont les milieux des côtés [BC], [CA] et [AB] ;
G est son centre de gravité.

Les points A, B et C sont les images de A’, B’ et C’ par l'homothétie h de centre G et de rapport −2.

Le triangle A’B’C’, dont les sommets sont les pieds des médianes, est le triangle médian du triangle ABC.
Le triangle médian est l'homothétique du triangle ABC, par l'homothétie réciproque h– 1 de centre G et de rapport -1/2.

Les droites des milieux partagent le grand triangle en quatre triangles homothétiques : dans le rapport -1/2 pour le triangle médian, dans le rapport 1/2 pour les trois autres.

g2w Télécharger la figure GéoPlan medianes.g2w


Exercice a

Montrer que [AP], [BQ] et [CR] ont même milieu

Soit P, Q et R les symétriques d'un point M du plan par rapport aux milieux A’, B’ et C’ des côtés d'un triangle ABC.

Montrer que les segments [AP], [BQ] et [CR] ont même milieu.

Solution : composée d'homothéties

La composée de l'homothétie f de centre M et de rapport 1/2, suivie l'homothétie h de centre G et de rapport −2 a pour rapport k = 1/2 × (−2) = −1, c'est une symétrie centrale de centre I.

 

f(M, 1/2)

  h(G, −2)  
P

A’

A
Q

B’

B
R

C’

C

Le centre I est donc le milieu des segments [AP], [BQ] et [CR].

g2w Télécharger la figure GéoPlan sym_milieux_triangle.g2w

Exercice b

Soit ABC un triangle ; les points A’, B’ et C’ les milieux des côtés [BC], [CA] et [AB] ; G son centre de gravité.

La parallèle en A à (MA'), la parallèle en B à (MB') et la parallèle en C à (MC') sont concourantes

Étant donné un point M du plan, montrer que la parallèle en A à (MA’), la parallèle en B à (MB’) et la parallèle en C à (MC’) sont concourantes.

Solution

Le point P de concours est l'image de M par l'homothétie h de centre G et de rapport −2.

L'homothétie h transforme (A, B, C) en (A’, B’, C’) et M en un point P.
Ce point P est sur l'image par h de (MA’), c'est-à-dire la parallèle en A à (A’M).
Pour les mêmes raisons il est sur la parallèle en B à (B’M) et sur la parallèle en C à (C’M).

Ces trois droites sont concourantes en P.

g2w Télécharger la figure GéoPlan para_milieux_triangle.g2w

Bibliographie : Ladegaillerie – Géométrie pour le CAPES – Ellipses 2003 – II. Application affine – 2. Homothétie – Exercice 7 et 15.

 

TS
Similitudes

Angles
Trigonométrie

GéoPlan
Fonctions distance

GéoPlan
Lieu géométrique

Équations du second degré

Première
Tangente à une courbe

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1. Transformé d'un triangle par homothétie
2. Configuration de base des homothéties
3. Parallélogramme et diagonale
4. Carré inscrit dans un triangle
5. Demi-cercle et carré
6. Prouver un point de concours
7. Triangle à côtés perpendiculaires
8. Homothéties transformant deux cercles
      Tangentes communes à deux cercles
9. Cercle tangent à deux droites passant par un point donné
10. Homothétie, triangle et centre de gravité

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